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Poèmes érotiques

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...La sensualité est la condition mystérieuse, mais nécessaire et créatrice, du développement intellectuel. 
Ceux qui n'ont pas senti jusqu'à leur limite, soit pour les aimer, soit pour les maudire, les exigences de la chair, 
sont incapables de comprendre toute l'étendue des exigences de l'esprit.  
Pierre Louÿs

 

  Kama sutra F

 

On donnerait cher pour savoir ce qu'elles pensent. Celles qui veulent ne pas être touchées. 
Celles qui veulent qu'on les laissent faire. Celles qui veulent qu'on les saisissent lentement. Celles qui veulent frémir, 
celles qui veulent frôler. Celles qui ne savent pas ce qu'elles veulent. Les habituées. Les novices. 
Celles qui ne comprendront pas comment elles ont une fois dans leur vie permis cela. Les désespérées. 
Les folles. Toutes les femmes sans mémoire, toutes les femmes sans lendemain...

Aragon

 

Kama sutra C

 

Code amoureux de la cour de Bretagne (12éme s.)

"Le mariage n'est pas une excuse légitime contre l'amour.

Qui ne sait être secret ne peut aimer.

L'amour doit toujours augmenter ou diminuer.

Il ne dort ni ne mange, celui que passion d'amour tourmente.

L'amour a coutume de ne pas loger dans la maison de l'avarice.

La facilité de la jouissance en diminue le prix, et la difficulté l'augmente.

Le véritable amant est toujours timide.

Rien n'empêche qu'une femme soit aimée de deux hommes, ni l'inverse..."

  Kama sutra D

 

Corps à corps...

Ainsi jetés l'un devers l'autre
Le lit de l'amour grand ouvert
Des doigts des lèvres délivrant
Des incendies de céréales
Des oasis des trouées d'or
Des nids dans la nuit de nos corps


Ainsi roulés de vague en vague
Parmi les planètes du sang
Dérivant à l'envers du temps
Nageurs remontant vers les sources
Nous allons naître corps à corps
De l'eau des neiges du néant


Ainsi l'un de l'autre affolés
À nous respirer nous résoudre
À nous découdre fil à fil
La nudité jusqu'à la trame.
Tu m'engloutis dans ton soleil
Je crève en toi l'oeil de la mort

Jean Vasca

 

Kama sutra E

 

Je la pris près de la rivière
Car je la croyais sans mari
Tandis qu'elle était adultère
Ce fut la Saint-Jacques la nuit
Par rendez-vous et compromis
Quand s'éteignirent les lumières
Et s'allumèrent les cri-cri
Au coin des dernières enceintes
Je touchai ses seins endormis...
Ses cuisses s'enfuyaient sous moi
Comme des truites effrayées
L'une moitié toute embrasée
L'autre moitié pleine de froid
Cette nuit me vit galoper
De ma plus belle chevauchée
Sur une pouliche nacrée
Sans bride et sans étriers

Frederico Garcia Lorca

 

Kama sutra I

 

Dessins du site :

http://www.nullepart.com/index.php/common/images/kama_sutra_i/

 

Commentaires 

 
0 #4 Fany 2010-02-07 22:10 COUCOU Maeverick…

Merci pour tes messages talqués de douceur, comme les poèmes déposés ici… L'amour physique, c'est la fête des corps…

Bonne soirée
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0 #3 maeverick 2010-02-07 19:07

Mes mains vagabondent sur sa silhouette faite femme ! dont la croupe féline m’évoque mille natures vierges. Depuis son mont Vénus clairsemé d’un duvet, toison de « laine cachemire », son athanor, livre de Dame nature, elle m’invite en des heures de douceur à inscrire de ma plume de chair, « phalange céleste », l’idylle phallique et fleurie de notre amour ; Transmutant, mon encre d’un chrome, blancheur immaculé au bosquet du sous bois de sa pierre angulaire, mon «triangle des Bermudes », où ma boussole ne m’est plus d’aucune nécessité car, j’arrive en mon palais mais mon navire n’ entre pas dans son port. « Oh ! nut toi ! Éternelle séité étoilée, c’est en gouttant à la rosée de tes lèvres et en baisant ton sein amoureux que mon verbe féconde et ce fait chair ».
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0 #2 maeverick 2010-02-07 19:00

Le sein de ma femme est nimbé de la blancheur de l’albâtre, dévoilant du bas de sa tunique animée d’une ample musique « éolienne », ombrelle fugace et fugitive d’une arabesque persane, des cuisses irisée d’un rose purpurin d ‘où se distille une cyprine fluide et transparente : mon ambroisie de « nymphe grecque ».

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0 #1 maeverick 2010-02-07 17:22

Pour les amoureux, les éternels « amants du labour des chairs » et des jeux spirituels.

Horace :
Aussi longtemps que j'étais à ta convenance, que nul autre, plus favorisé, n'entourait de ses bras ton cou nacré, plus heureux que le roi des Perses, je menais une vie florissante.

Lydie :
Aussi longtemps que tu ne t'enflammas pour aucune autre que moi, que dans ton cœur je ne passais pas après Chloé, moi, Lydie, j'ai vécu en grand renom, plus célèbre qu'Ilia la grande Romaine.

Dialogue d'Horace et de Lydie — D'après l'ode III.9 d'Horace —
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