Mis à jour (Mardi, 30 Novembre 1999 01:00) Écrit par Fany Jeudi, 09 Septembre 2010 06:47

SEPTEMBRE
Septembre ! Septembre !
Cueilleur de fruits, teilleur de chanvre,
Aux clairs matins, aux soirs de sang,
Tu m'apparais
Debout et beau,
Sur l'or des feuilles de la forêt,
Au bord de l'eau.
En ta robe de brume et de soie,
Avec ta chevelure qui rougeoie
D'or, de cuivre, de sang et d'ambre
Septembre !
Avec l'outre de peau obèse,
Qui charge tes épaules et pèse,
Et suinte à ses coutures vermeilles
Où viennent bourdonner les dernières abeilles !
Septembre !
Le vin nouveau fermente et mousse de la tonne
Aux cruches ;
La cave embaume, le grenier ploie ;
La gerbe de l'été cède au cep de l'automne,
La meule luit des olives qu'elle broie.
Toi, Seigneur des pressoirs, des meules et des ruches,
O Septembre ! chanté de toutes les fontaines,
Ecoute la voix du poème.
Le soir est froid,
L'ombre s'allonge de la forêt
Et le soleil descend derrière les grands chênes.
Henri de REGNIER


Commentaires
Je pense qu'il s'agit des nuages bas et chargés qui pèsent sur ce mois d'automne - comme une outre que "septembre" tiendrait sur son dos. Voici ce que je comprends.
Comment doit on comprendre "L'outre de peau obèse dans le poeme de Henri de Régnier "Septembre ? S'agit -il de la Figue,des nuages cumulus ? Merci de votre réponse Citer