Écrit par Fany Samedi, 21 Février 2009 18:27

Madame,
Madame quand je vous lis, je comprends le mot poésie
Il en est de vos mots comme de véritables caresses
Qui naissent dans un cœur pur, magasin de tendresse
Vous savez-si bien aussi, en expliquer les détresses
Que n’ai-je été votre élève et vous regarder penser
Et écrire, voir votre plumier, vos hésitations
Votre front plissé sur l’ouvrage commencé,
Vous voir, la main suspendue et vous rassembler…
Un sourire au coin des lèvres sur ce souvenir
Ou le rose aux joues, toute en émoi sur d’intimes ébats
Ou bien essuyer une larme sur vos drames
Car je sais toutes ces choses qui battent
Ainsi, blotties, cachées dans le cœur des dames…
De ces instants vous récupérez le souffle
Et le partagez comme on partage un repas
A vous lire, on se sent moins seuls, moins perdus
Vos mots sont comme un pont, une main tendue
Et vous avez su par les mots, au-delà du trépas,
Vous relier, à elles, à eux, à moi…
Que n’ai-je été, Madame,
Que n’ai-je été rien qu’une fois,
Madame ...votre élève…
Fany...
