Écrit par Fany Jeudi, 04 Mars 2010 09:28





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Caresses du soir
Le vent complice,
surf sur les peaux nues, les draps froissés,
et vient se blottir, là…
Là,
avec un doigt sur le cœur.
Le cœur qui palpite encore
trop fort.
Après la chaleur de la fête des corps,
- fraîcheur -.
Tout vibre sous le vent :
les perles de sueur,
des désirs assouvis,
l’insecte qui vient frémir puis mourir
et deux mains
qui se cherchent
pour sceller
en leurs paumes
la tendresse des caresses.
Fany


Écrit par Fany Dimanche, 28 Février 2010 21:28

Sous Bételgeuse ...
Les paroles importent peu,
le t’aime S’IMPOSE…
Les murmures de tes mains
me suffisent…
Dans le toucher
nous avons inventé
l’essentiel, un goût d’éternité…
Tu m’as donné le sens
d' INVINCIBILITÉ.
NON, tu ne comprends pas,
tu as seulement imaginé, ce que tu connaissais,
j’ai PESÉ chacune des lettres
je t’assure…
Tu n’imagines pas…
Un jour sous Bételgeuse
pas sur Terre,
certaine, je suis,
par une belle après-midi
tu sauras, tu verras
l'ÉBLOUISSEMENT
mon éblouissement…
Quand je te reverrai
sous Bételgeuse
( on voit tout)
sous Bételgeuse
là… tu me diras…
encore
« je t’aime »…mais
en pesant chaque lettre
sous Bételgeuse ...
Fany
Écrit par Fany Mardi, 09 Février 2010 19:51

En ramassant l’argent aux caisses, madame Gilot, m’annonça qu’à la pause, monsieur Gilot désirait me voir. J’acquiesçais tout en continuant mon travail.
Eric voulait me voir..., Eric, je le connaissais depuis les bancs de la maternelle, nous avions été dans les mêmes classes jusqu’au collège. Lorsqu’il m’avait embauché dans sa « Superette », cela faisait maintenant six ans, il m’avait signifié que nous devions nous vouvoyer, que son poste et blablabla… je lui avais répondu « comme tu voudras » .
Son bureau surplombait le magasin, tout comme celui de l’agent comptable qui se trouvait être son épouse.
Je me présentais donc à l’heure dite.
-Bonjour Hélène, asseyez-vous…
-Bonjour Monsieur Gilot.
-Hélène, il faut que nous parlions… c’est un peu délicat. -Il marqua une pose-J’ai eu quelques échos qui m’interpellent vous concernant, vous et un magasinier et je crains que cette histoire ne fasse une mauvaise publicité au magasin, ici tout le monde se connait… nous sommes dans une petite ville.
-J’ai besoin de quelques explications, Monsieur Gilot…
-Mathieu car c’est de Mathieu dont il s’agit, passe toutes ses pauses avec vous et depuis qu’il est là, vous semblez oublier vos autres collègues, vous arrivez ensemble, repartez de même…
-Mais encore ? Mon travail et le sien en souffrent-ils ?
-Je ne peux dire cela, mais l’ambiance n’est plus la même et certaines de vos collègues s’en plaignent.
-Le fait de sympathiser plus avec l’un ou l’autre n’est pas un délit que je sache, quel est donc le véritable problème ? Vous savez, aux pauses, chacun s’occupe sans vraiment se soucier du voisin, de la voisine. Est-ce le fait que Mathieu soit beaucoup plus jeune que moi et qu’il ait repoussé les avances de Mme Perrin ?
-Je ne suis pas au courant de cette histoire, et de la part de Catherine, je suis surpris. J’ai du mal à prêter foi à vos dires.
- Il s’épongea le front, visiblement mal à l’aise, cet entretien prenait un tour imprévu-.
-Enfin, revenons à notre affaire c'est-à-dire Vous et Mathieu, j’aimerais que vous preniez certaines distances. Vous savez, les gens jasent !
-On ne pourra pas les empêcher de jaser, que ce soit sur moi ou même sur vous.
-Sur moi ?
-Oui, par exemple sur le fait que Mme Perrin soit affectée au service comptabilité depuis quelques temps les après-midi, alors que votre épouse n’est pas là…
Un fracas de tasse brisée suivit mes paroles, Mme Gilot écoutait vraisemblablement derrière la porte.
Je repris :
-Cette situation m’est vraiment très pénible Monsieur Gilot et je pense qu’il est mieux pour moi que je quitte votre entreprise… - il était livide- à l’amiable de préférence… Si vous voulez, en fin de semaine…
Je jetais un coup d’œil à la pendule.
Je poursuivis :
- Ma pause se termine, nous verrons à votre convenance pour régler les formalités.
Il ne me répondit pas et je quittais le bureau.
A midi, je croisais Catherine aux vestiaires.
-Qu’est-ce qu’il te voulait le patron ?
-Il doit restructurer l’entreprise, je suis la première de la liste, donc, ce n’est que le début… elle afficha une mine réjouie, puis sembla moins sûre d’elle.
J’ajoutais :
Je ne sais rien de plus, mais vous serez sans doute toutes et tous convoqués…
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Je n’avais pour ma part aucun souci à me faire, un de nos bons clients- Monsieur Robinson-, me proposait un poste plus important depuis un certain temps,et, si j’avais différé ma réponse, c’était pour être un peu plus avec Mathieu et le guider dans ce nouveau travail ; ses parents comptaient sur moi. Je ne l’avais pas revu depuis sa plus tendre enfance, car à cette époque, ils étaient partis s’installer en Guadeloupe. Pas de soucis, Mathieu était sérieux, un bon petit gars, mon neveu !
Fan'
Écrit par Fany Samedi, 23 Janvier 2010 18:32

Bien serrées dans leurs press-books
Elles ont un sacré look
Les sirènes du capitaine Cook !
Écrit par Fany Mardi, 24 Novembre 2009 10:44

Il trifouille dans sa langue natale
et cherche encore, implore … et s’évaporent
quelques mots dans son bouillonnement cérébral
qui relient sa nuit à l’aurore
qui tissent la femelle au mâle
Et trempe ses sens dans la métaphore
pour voiler l’indécence finale
pour cacher le feu qui le dévore...
Sorte de fête bacchanale
Transmutation de la boue en or…
Fany
Écrit par Fany Dimanche, 22 Novembre 2009 21:36
Le doute
Tu as douté alors rien n’est plus comme avant
Et moi je n’en doute pas NON
Les mots sont bien clairs, bien en chair
Mais tu as douté de moi
Pourquoi ???
C’est comme ça quand on doute
Quand on vit dans le doute
Le doute
Le doute
Le doute
Je n’ai jamais douté de toi
Je savais que tu doutais
Le doute
Le doute
Le doute
Je n’ai jamais douté de mes sentiments pour toi
Plus rien n’est vrai en vivant dans le doute
Même pas ta main dans la mienne
Ni même le printemps
Ni même les mots d’amour
Qui t’a installé le doute ???
Le doute
Le doute
Qui sont ceux qui t’ont menti ???
Qui ont bâti ainsi ta vie
Et quand vas- tu vivre ta vie
La vraie, la tienne dans laquelle tu es toi ???
Sans doute
Sans doute
Sans doute
Mais là J’en doute
Et là je redoute
Fany



Les fameux iris ! 
Écrit par Fany Dimanche, 22 Novembre 2009 20:31





Fischerboote bei Saintes-Maries-de-la-Mer, Mai / Juni 1888.

Écrit par Fany Samedi, 21 Novembre 2009 14:11

A vous, mes fils…
Que je ne pourrais aimer plus haut
Et à celles qui fermeront
Le livre de votre enfance et de votre adolescence
A celles, qui vous berceront dans leurs ventres
Pour toujours ou quelques moissons
Et porteront les fruits des quatre saisons
Qu’elle fut chaude et jolie votre enfance
Parsemée de tendresse et d’échelons à gravir
Ou parfois nous nous écorchions et glissions sur les mots
Des marches vaincues des étapes de l’existence
Il y eu vraiment de beaux chapitres
Ce fut, pour vous comme pour moi, des premières fois...
Aujourd’hui, tout cet amour nous rassemble
Autour de vos absences, de nos connivences
De ces attentions partage au moment voulu
Et de nos plages de silence ou chacun dans notre coin
Nous franchissons seuls maintenant les paliers du destin
Votre horizon est loin et l’avenir vous appartient.
A vous et à celles qui berceront votre Histoire…
Fany
Écrit par Fany Jeudi, 27 Août 2009 11:52

Film de René CLEMENT-Georges POUJOULY et Brigitte FOSSEY-
Interdits
Aucun mot ne peut et ne doit être dit
Aucun mot d’amour - bien sûr-
Aucun geste ne peut et ne doit être fait
Aucun geste d’amour - bien sûr-
Et je dois
AUSSI
baisser les yeux
car les regards
parlent
ET
caressent.
Fany
Écrit par Fany Lundi, 24 Août 2009 07:44

Mariage romain 1877-Détail- Plâtre patiné-
Eugène Guillaume
A la question j’aime
Avant, il y a : Qui ? Quoi ? Quand ? Où ?
Combien de temps ? Comment?
(Les questions se chevauchent)
Je ne veux rien savoir
Je veux juste vivre ces questions
Je veux vivre l’amour qui est en moi
Vivre ces questions
Vivre l’amour qui est en moi
Qui s’impose à moi
ETRE la réponse
Et me mettre en ŒUVRE
Fany
Écrit par Fany Vendredi, 21 Août 2009 07:23

Photo trouvée sur le Net
La première fois que je l’ai vue…
Elle était déserte
Et ne tremblait pas sous juillet
Elle grondait, écumait
Dans les pleins et les déliés
Elle était furie
Le soleil venait de la quitter
Elle sortait lames et diamants
Et dans les derniers rayons
Ses couteaux d’argent
Elle était vert-de gris
Et son cœur faisait Boum
Non, elle n’était pas du Sud
Et ne sentait pas le sable chaud
Elle éclaboussait tout d’embruns
Exhalait avec ardeur son parfum
Et se fracassait sur les rochers
Avec coquillages et crustacés
S’accordait aux mouettes
Pour crier la mélopée déchirée
Que lui commandait la marée…
La première fois que je l’ai vue
Elle était entièrement nue…
Fany
Écrit par Fany Jeudi, 20 Août 2009 18:54

Enchaînée...
Ouvrir un poème
Ouvrir un poème
Là où repose la pensée, ce qui l’a précédé
Là où reposent nos désirs
OSER
Décliner amours tristesses tendresses
Les acquis et les pertes
Et sans fausses pudeurs, s’épancher
OSER
Les débordements des sentiments
Des possibles « entrevus »
De nos rêvés sublimés
OSER
Nos vérités, nues
Soigneusement enrobées
Dans des lettres bien serrées
Fany
Écrit par Fany Samedi, 01 Août 2009 13:44

Photographie de Guy Vaudorne- Port Guillaume - Dives sur Mer- Calvados
Après, Juste après, que la vague soit passée dans les draps froissés le lit, devient épave, et tangue docilement avec ses rescapés, épuisés Une odeur marine, saline monte aux narines des corps échauffés. Dans le silence qui s’installe juste les souffles et le tambour du cœur, s’estompent… Commence, alors la reconstruction après la fusion. Restent des fragments d’éclats émerveillés dans les pupilles dilatées. On sent maintenant le vent frais du soir, chargé des effluves de l’herbe fraichement coupée. Le premier quartier de lune laisse trainer un pâle rayon sur les corps séparés, échoués. Reconstitution des corps par eux-mêmes - étonnés- puis, une main, vient se poser sur l’AUTRE messagère dans une ultime caresse, vient remercier. Fany
Écrit par Fany Vendredi, 31 Juillet 2009 06:33

Affiche réalisée pour l'exposition ( début de cette année)à Louvière marquant les 20 ans du Centre de la Gravure réunissant 23 femmes-artistes.
LE CRI
Combien de temps
avant de laissez échapper le CRI
Le CRI
Les CRIS
de la créature que NOUS sommes
Combien de temps
pour réaliser
la créature que NOUS sommes
juste(s) CRÉATURES
TOUT nous échappe.
Le temps, les mots
et la Vie en NOUS,
simples maillons…
Fany
Écrit par Fany Dimanche, 05 Juillet 2009 08:51
Madeleine à la veilleuse-Georges de La Tour