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Contes philosophiques

Les billes ROUGES

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Mis à jour (Jeudi, 14 Janvier 2010 11:44) Écrit par Fany Jeudi, 14 Janvier 2010 11:32

http://image.ifrance.com/cinema/film/1/5/4851-1-un-sac-de-billes.jpg

 

 

J'étais à l'épicerie du coin en train d'acheter des pommes de terre nouvelles.  J'ai remarqué un petit garçon, d'ossature délicate, pauvrement vêtu mais propre, regardant avec envie un panier de fèves vertes fraîchement cueillies.

J'avais déjà payé pour mes pommes de terre mais je me suis arrêter aux fèves vertes.  J'adore la soupe aux fèves et aux patates.  Choisissant des fèves, je ne pu m'empêcher d'entendre la conversation entre Monsieur Miller (le propriétaire du magasin) et le pauvre garçon qui était à côté de moi.
"Allo Barry, comment vas-tu aujourd'hui?"
"Allo M. Miller, Ça va bien merci, j'étais juste en train d'admirer vos fèves.  Elles ont l'air vraiment très bonnes."
"Elles sont bonnes Barry.  Comment va ta mère?"
"Bien.  Elle n'arrête pas de prendre du mieux."
"Bien.  Puis-je faire quelque chose pour toi?"
"Non Monsieur, je ne faisais qu'admirer ces fèves."
  
"Voudrais tu en rapporter à la maison?" demanda M. Miller.
"Non Monsieur, je n'ai rien pour les payer."
  
"Et bien, que pourrais me donner en échange de quelques fèves?"
"Tout ce que j'ai, c'est ma précieuse bille que voici."
"C'est une vraie? Laisse moi la voir."  dit M. Miller 
"Voici, elle est de qualité."
"Oui, je peux voir ça.  Hmmmm, la seule chose c'est qu'elle est bleue et j'en recherche une rouge vif.  En as-tu une rouge comme ça chez toi?"
"Pas rouge vif, mais presque..."
Tu sais quoi, ramènes ce sac de fèves avec toi à la maison et quand tu repasseras dans le coin, tu me montreras cette bille rouge" lui dit M. Miller.

"Bien sûr M. Miller. Merci."


Madame Miller, qui était debout juste à côté, est venue pour m'aider... Avec un sourire, elle a dit "Il y a 2 autres garçons comme lui dans notre quartier, les trois sont dans des conditions vraiment précaires.  Jim adore marchander avec eux pour des fèves, des pommes, des tomates ou n'importe quoi d'autres.  Lorsqu'ils reviennent avec leurs billes rouges, et ils le font toujours, Jim décide que finalement il ne veut plus de rouge et les renvois chez eux avec un sac d'une autre marchandise en échange d'une bille verte ou une orange, lorsqu'ils reviendront au magasin."
 
J'ai quitté le magasin avec un sourire au coeur, impressionné par cet homme.  Peu de temps après je suis déménagé au Colorado, mais je n'avais jamais oublié l'histoire de cet homme, les garçons et leurs marchandages de billes.

Plusieurs années passèrent, chacune plus rapidement que les précédentes.  Récemment j'ai eu l'occasion de visiter de vieux amis dans ce quartier de l'Idaho et pendant que j'y étais, ce M. Miller est décédé.
Il y avait les funérailles ce soir là et sachant que mes amis désiraient s'y rendre,  je les ai accompagnés.  À notre arrivée au salon, nous étions dans une ligne pour rencontrer les personnes éprouvées et leurs offrir nos sympathies. 


Devant nous dans la ligne il y avait trois jeunes hommes.   L'un d'eux était en uniforme d'armée et les deux autres hommes étaient bien coiffés, en habits noirs et chemises blanches... tous paraissant vraiment bien.  Ils s'approchèrent de Madame Miller, qui était debout calme et souriante à côté du cercueil de son mari.  Chacun des trois jeunes hommes lui fit une caresse, l'embrassa sur la joue, lui parla brièvement et s'approcha du cercueil.
Ses yeux bleus clairs rougis les suivirent et, un par un, chacun des jeunes hommes s'arrêta brièvement
et Avec tendresse, elle leva les doigts de son mari décédé. 

En-dessous de sa main se trouvaient trois billes d'un rouge éclatant

mettant leur main tout au dessus de la main pâle et froide dans le cercueil. Chacun d'eux sortit maladroitement du salon, en essuyant leurs yeux.
  
C'était notre tour de rencontrer Mme Miller.  Je lui ai dit qui j'étais et lui rappela l'histoire d'il y avait longtemps et ce qu'elle m'avait raconté concernant les marchandages de billes.  Avec ses yeux brillants, elle prit ma main et me conduit au cercueil.
"Ces trois jeunes hommes qui viennent juste de quitter étaient les garçons dont je vous parlais.  Ils viennent tout juste de me dire combien ils avaient apprécié la façon dont Jim les"marchandait".  Maintenant, finalement, puisque Jim ne pouvait plus changer d'idée concernant la couleur ou la grosseur de la bille... ils sont venus payer leur dette."
"Nous n'avons jamais eu l'occasion de faire fortune dans ce monde" me confia t'elle "Mais présentement, Jim se serait considéré comme l'homme le plus riche de l'Idaho."



 

 

 

Secret du bonheur ...

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Mis à jour (Samedi, 21 Novembre 2009 20:21) Écrit par Fany Samedi, 21 Novembre 2009 20:00

Secret du bonheur (Conte africain)

 

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/4/4e/Bridal_pink_-_morwell_rose_garden.jpg/800px-Bridal_pink_-_morwell_rose_garden.jpg

Photo du Net

 

Un enfant demande à son père : 

 - Dis papa, quel est le secret pour être heureux ?
Alors le père demande à son fils de le suivre ; 
ils sortent de la maison, le père sur leur vieil âne et le fils suivant à pied. 
Et les gens du village de dire: 
- Mais quel mauvais père qui oblige ainsi son fils d'aller à pied ! 
- Tu as entendu mon fils ? Rentrons à la maison, dit le père. 
Le lendemain ils sortent de nouveau, le père ayant installé son fils sur l'âne et, lui, marchant à côté. 
Les gens du village dirent alors : 
- Quel fils indigne, qui ne respecte pas son vieux père et le laisse aller à pied ! 
- Tu as entendu mon fils ? Rentrons à la maison.
Le surlendemain ils s'installent tous les deux sur l'âne avant de quitter la maison.

Les villageois commentèrent en disant : 
- Ils ne respectent pas leur bête à la surcharger ainsi ! 
- Tu as entendu mon fils ? Rentrons à la maison.
Le jour suivant, ils partirent en portant eux-mêmes leurs affaires, l' âne trottinant derrière eux. 
Cette fois encore les gens du village y trouvèrent à redire : 
- Voilà qu'ils portent eux-mêmes leurs bagages maintenant ! 
C’est le monde à l'envers ! 
- Tu as entendu mon fils ? Rentrons à la maison.
Arrivés à la maison, le père dit à son fils : 
- Tu me demandais l'autre jour le secret du bonheur.
Peu importe ce que tu fais, il y aura toujours quelqu'un pour y trouver à redire. Fais ce qui te plaît et tu seras heureux !

 

http://www.premiere.fr/var/premiere/storage/images/cinema/photos/reportages/deneuve-superstar-retour-sur-une-carriere-d-exception/peau-d-ane/29892963-1-fre-FR/Peau-d-ane_reference.jpg

Image du film Peau d'âne avec Catherine Deneuve

 

 

 

La souris et le vent HENRI GOUGAUD

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Mis à jour (Samedi, 09 Mai 2009 06:07) Écrit par Fany Jeudi, 26 Mars 2009 22:49

Photo en noir et blanc, soufflet de pissenlit

Edmond Couchot, Je sème à tout vent, 1988

Henri Gougaud
La souris et le vent


C’était un désert silencieux, paisible, un désert sans faute, un désert sans rien, sans le moindre brin de buisson mortel, un désert désert. Il n’était que sable, il n’était que ciel. Et dans ce désert, avec la lumière, le sable, le ciel, il y avait le vent, et une souris. Il y avait l’amour. L’amour est partout, surtout au désert où rien ne l’entrave, ni piège ni mur. L’amour avait fait son nid infini dans le cœur du vent et de la souris.

Au bord de son trou sans cesse elle disait :

- Vent, je veux te voir !

- M’aimes-tu, souris ?

- Tu m’emplis le cœur, la tête, le corps, mais tu vas, tu passes, tu n’es jamais là.

- Viens, que je te caresse ton ventre, ton dos, ton menu museau !

- Oh oui, je te sens, oh, tes mains, ton souffle ! Oh tes yeux, dis-moi, comment sont tes yeux, de quelle couleur ? Ta bouche, ton front ? Te voir, vent, te voir !

Comment t’aimer bien sans jamais te voir ?

Un heureux matin (lumière tranquille, dunes alanguies), le vent répondit :

- Par amour pour toi je vais t’apparaître avec mes vraies mains, avec ma vraie bouche, ma poitrine nue, mes cheveux défaits, et tu me verras tel que Dieu m’a fait. Attends, je reviens.

Plus un souffle d’air. Silence, soleil, paix, sieste du sable. La souris, béate, attendit le vent. Soudain, du lointain vint un sifflement, une nuée grise envahit la dune, un tourbillon fou vint au bord du trou, un géant poudreux se mit à hurler :

- Souris, me vois-tu ? Ma mère m’a dit que j’étais superbe. Regarde-moi donc ! Dis, suis-je beau ? Souris, mon aimée, réponds, où es-tu ? C’est moi maintenant qui ne te vois plus ! Tu sais, je peux être encore plus fort, encore plus grand, plus vivant encore ! Souris, je t’en prie, dis-moi quelque chose, je te sens déçue.

Dis-moi que tu m’aimes encore et toujours !

Elle n’entendait pas. Elle entendait trop. Elle s’était enfouie dans son trou profond. Elle tremblait de froid, gémissait d’effroi. Tempête, ouragan, vertige, bourrasque, l’amour est ainsi quand il vient tout nu. Elle ne savait pas.


 Henri Gougaud

 

Fées

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Mis à jour (Vendredi, 08 Mai 2009 20:27) Écrit par Fany Jeudi, 12 Février 2009 12:02

http://nympheas.n.y.pic.centerblog.net/gi8nkwtm.jpg

 

 

LES CONTES DE FÉES.

 
Parmi les nombreux types de contes, les contes de fées occupent une place centrale et prééminente. Ils sont l’essence du conte, qui est la mise en scène du merveilleux.

 

Les fées sont le dernier souvenir de l’ancienne religion du culte de la nature. Parmi les esprits de la nature, elles sont essentiellement les Esprits des pierres et viennent de l’ancien culte des mégalithes.

 

Ce sont les Vierges hyperboréennes, descendues du Nord. Selon les langues on les nomme Faye, fade, fadette, fada, fata, fie, fou, fighe. Elles deviennent les dames célestes (Béarn), les filandières, dames blanches ou dames ver­tes. Au début, leurs noms sont plus personnalisés (Esterelle, Abonde, Avril, Mélusine, Vouivre, Morgane, Viviane, Urgèle). Puis ce ne sont plus que des attributs (Puissante, Gracieuse, Bienfaisante, Charmante, Miracle, Plume, Consolation, Lumière, Lucie...) ou des fonctions, comme la Reine des fées qui n’a pas de nom.


Ce sont les Esprits que l’on rencontre le plus facilement et qui se mêlent du monde des humains. Elles sont douces, sensibles, bienfaisantes. Elles sont une personnalisation de la Destinée, et accordent des dons à la naissance, en particulier, elles donnent des doigts de fées qui savent tout faire. Elles sont toutes bénéfiques, sauf la fée Carabosse, qui représente la mauvaise mère grognon.


On doit donc les considérer comme une exaltation du Principe féminin de l’anima. Elles en remplissent tous les rôles fiancée, mère, marraine...

Mais il s’agit toujours de la femme toute puissante, complète, de la Mère archaïque qui possède le phallus. Il est symbolisé par la baguette de la Fée, qui lui donne tous les pouvoirs.

 

 

Logiciel... A installer d'urgence

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Mis à jour (Vendredi, 08 Mai 2009 20:11) Écrit par Fany Vendredi, 30 Janvier 2009 06:57

La Fontaine de l Amour

 

La Fontaine de l Amour

peinture a l huile sur toile 1785 Jean Honore Fragonard

 

 

 - Bonjour Madame , comment puis-je vous aider?


 - Je voudrais installer le programme "Amour".  Pourriez-vous
m'indiquer la procédure, s'il vous plaît ?

 - Bien sûr, prête pour l'installation ?

 - Oui, mais je n'y connais pas grand chose en programmation.
 Par quoi commence-t-on?

 - Ouvrir votre cœur est la première étape pour l'installation.
Avez-vous localisé votre cœur, Madame ?


 - Oui, je l'ai trouvé. Mais il y a d'autres programmes qui
fonctionnent en même temps. Puis-je continuer l'installation tout de
même ?

 - Voyons voir. Quels autres programmes fonctionnent présentement dans
votre cœur ?

 - Et bien, je vois "Blessures-du-passé.Exe",
"Mauvaise-estime-de-soi.Exe", "Rancune.doc" et "Colère.com.".

 - Pas de problème, Madame.  L'installation de votre programme "Amour"
effacera graduellement les "Blessures du passé" de votre système.

 De plus, durant l'installation, le programme "Amour" remplacera votre
"Mauvaise estime de soi" par son propre programme intégré, "Meilleure
estime de soi".


Par contre, vous devez absolument fermer vos fichiers "Rancune" et
"Colère", car ceux-ci pourraient empêcher votre programme "Amour" de
fonctionner correctement.

 - D'accord, mais pourriez-vous m'indiquer comment les fermer
correctement ?


 - Allez dans votre menu principal et trouvez le programme "Pardonner".
Démarrez-le et faites-lui faire le ménage de votre système au complet.


Vérifiez qu'il enlève complètement la "Rancune" et la "Colère".  Cela
est très important.

  - D'accord, c'est fait.

Hey ! L'installation du programme "Amour" a démarré !

 - Oui, il est programmé pour s'installer aussitôt que la "Rancune" et
la "Colère"
ont été supprimées de votre système.

Vous devriez recevoir un message vous demandant si vous voulez
installer ...
"Amour pour la vie" dans votre système. Est-ce que vous l'avez reçu ?

 - Oui, je l'ai reçu.  Et j'ai répondu oui.

Est-il bien installé, maintenant ?

 - Oui, mais souvenez-vous que votre programme "Amour" est une version
partagée.

Vous devriez vous connecter à d'autres cœurs pour des mises à jour
essentielles
à son bon fonctionnement.

 - Oups, je viens de recevoir un message d'erreur, déjà !

 - Que dit ce message, Madame ?

  - Le message dit "ERROR 142
PROGRAM NOT RUNNING ON INTERNAL COMPONENTS".

Qu'est-ce que ça veut dire ?

 - C'est un problème commun qu'on voit souvent lors de la première
installation.


 - D'accord. Que dois-je faire, alors ?

  - Regardez dans votre menu principal. Vous devriez voir les cases
"S'accepter soi-même".

Je vous conseille, si cela n'est pas déjà fait, de cocher aussi les 
cases "Se pardonner soi-même",
"S'auto-féliciter" et "Connaître ses propres limites".

D'ailleurs, vous devriez supprimer les options "S'autocritiquer" et 
"Se renfermer sur soi-même".


 - C'est fait !

Tiens, il y a de nouveaux fichiers qui viennent d'apparaître dans mon 
cœur...

Il y a le fichier "Sourire.JPG" qui vient de s'ouvrir, puis le fichier 
"Bonheur.mpg"
qui se met à jouer et le programme "Paix-intérieure.exe" qui vient de 
démarrer.

Ho là là, est-ce normal ces nouvelles couleurs et ces nouveaux sons ?

 - Oui, Madame, tout à fait normal,

Et il y en a beaucoup plus.  Vous les découvrirez tout au long de vos 
futures mises à jour.

 - Une dernière chose avant de terminer...

 - Oui?

 - N'oubliez pas que ce programme est gratuit.

Et en tant que logiciel partagé, il vous serait profitable de le 
partager avec les autres qui pourraient en avoir de besoin.

N'oubliez pas que, plus vous partagerez avec d'autres cœurs, plus 
votre programme se développera.


- Je vous remercie de tout cœur, Monsieur.