
Vive et que vive la photographie ! Mes photos personnelles sont libres de droit, je vous remercie seulement en cas d’utilisation, d’en indiquer la provenance :http://www.per-bast.com/
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Vendredi, 19 Mars 2010 09:22

Gustave Klimt
Les 3 Ages de la femme -178x198- 1905
*Il y a toujours quelque chose en nous que l'âge ne mûrit pas. [Jacques-Bénigne Bossuet]
*Il faut s'efforcer d'être jeune comme un beaujolais et de vieillir comme un bourgogne.[Robert Sabatier]
*Avant cinquante ans on est jeune et beau. Après on est beau. [Jacques Higelin]
*Ainsi toujours poussés vers de nouveaux rivages
Dans la nuit éternelle emportés sans retour,
Ne pourrons-nous jamais sur l'océan des âges Jeter l'ancre un seul jour ?
[Alphonse de Lamartine]
*Je ne serai jamais vieux. Pour moi, être âgé c'est avoir quinze ans de plus que moi. [Bernard Baruch]
*Mon âge ? Cela dépend, Madame, de vos intentions. [Alfred Capus]
*D'âge en âge on ne fait que changer de folie. [Pierre Claude Nivelle de La Chaussée]
Lundi, 15 Mars 2010 17:03
Le carnet à spirale
William Sheller
J'ai encore perdu ton amour tu sais
J'peux pas m'souvenir de ce que j'en ai fait
Je l'ai pourtant rangé comme il fallait
C'est pas croyable comme tout disparaît
Mais j'ai trouvé dans mon carnet à spirale
Tout mon bonheur en lettres capitales
A l'encre bleue aux vertus sympathiques
Sous des collages à la gomme arabique
J'ai un à un fouillé tous nos secrets
J'n'ai rien trouvé dans le peu qu'il restait
Sous quelques brouilles au fond sans intérêt
Des boules de gomme et des matins pas frais
Mais j'ai gardé dans mon carnet à spirale
Tout mon bonheur en lettres capitales
A l'encre bleue aux vertus sympathiques
Sous des collages à la gomme arabique
J'ai encore perdu ton amour c'est vrai
Mais après tout personne n'est parfait
Si tu n'en as plus d'autres, c'est bien fait
Tant pis pour moi, j'étais un peu distrait
Je garderai dans mon carnet à spirale
Tout mon bonheur en lettres capitales
A l'encre bleue aux vertus sympathiques
Sous des collages à la gomme arabique
♫ ♪ ♪ ♪♫

Dimanche, 14 Mars 2010 08:47
dimanche 14.03.2010, 05:05 - La Voix du Nord

En cinquante ans de carrière, il a chanté d'une voix grave et douce l'idéal communiste, la fraternité et l'amour, s'insurgeant contre les utopies piétinées, l'injustice et la misère humaine. Jean Ferrat est mort hier.
Chanteur engagé, longtemps compagnon de route du Parti communiste, Jean Ferrat est décédé à l'âge de 79 ans, en Ardèche, région qui lui avait inspiré sa célèbre chanson La Montagne.
L'artiste est décédé vers 13 h 30 à l'hôpital d'Aubenas, à une quinzaine de kilomètres d'Antraigues-sur-Volane, son havre de paix, où il s' était installé en 1973 avec sa femme, la chanteuse Christine Sèvre, disparue en 1981.
« La France perd l'un de ses plus grands poètes, dans la lignée de Brassens, Brel et Ferré. Et pour l'Ardèche, c'est notre ambassadeur qui s'en va, c'est dramatique », a réagi le président socialiste du conseil général de l'Ardèche, Pascal Terrasse. Selon lui, le chanteur, souffrant d'un cancer depuis plusieurs années, « ne communiquait plus que par écrit » et ne se montrait « quasiment plus » depuis deux ans. Son dernier combat personnel aura été le soutien à l'opposant iranien Madjide Chahbasian, assigné à résidence à Privas en 2003 et menacé d'extradition.
« C'est une déchirure, un grand vide », a témoigné la Lilloise Isabelle Aubret. La chanteuse a rappelé « la grande pureté et la grande sincérité » des textes de l'artiste dont elle avait interprété nombre de chansons. « Beaucoup de vérités étaient dites dans ses textes », a-t-elle rappelé, tout en rendant hommage à sa « poésie et sa tendresse ».
« Moi, si j'ai rompu le silence, c'est pour éviter l'asphyxie », chantait Jean Ferrat dans Je ne suis qu'un cri. Dès ses premières chansons au début des années soixante, il exprime sa « nature rebelle », quitte à s'attirer les foudres d'une censure plus ou moins tacite.
Son étiquette communiste dérange : en 1965, Potemkine est privée d'antenne. Les chaînes boudent également Ma France (1969), où il dénonce les dirigeants qui « usurpent le prestige » d'un « air de liberté qui donnait le vertige aux peuples étrangers ». Mais le chanteur s'entêtera.
Son attachement politique, Jean Ferrat le date de son enfance, lorsqu'un militant communiste lui sauve la vie pendant l'Occupation, une période qui lui a ravi à l'âge de 11 ans son père Mnacha Tenenbaum, juif émigré de Russie en 1905 et mort en déportation.
« On ne guérit pas de son enfance », confiera-t-il plus tard. Il ne reniera jamais son admiration pour certains des combats du communisme : la lutte contre le nazisme, le colonialisme et l'argent roi. Sans jamais avoir pris la carte du PC, Jean Ferrat sera conseiller municipal (1970-1983) à la mairie communiste d'Antraigues, soutiendra la candidature de Georges Marchais pour la présidentielle de 1981. « Je n'ai jamais été un béni-oui-oui » du Parti communiste, tenait-il à préciser. Il a dénoncé l'invasion russe de la Tchécoslovaquie en 1968 et conspué en 1980 « les staliniens zélés » de « Prague à Budapest » qui « nous ont fait avaler des couleuvres », dans la chanson Bilan.
L'homme à la crinière blanche et aux moustaches généreuses s'était fait de plus en plus rare. Il n'a jamais tellement aimé la scène, « trop dure physiquement ».
Jean Ferrat sort peu de sa tanière mais chaque apparition, chaque album est l'occasion d'un nouveau « coup de gueule » : contre la grande industrie du disque et de la communication qui condamne le pluralisme et la liberté contre le nucléaire ou contre la condamnation du contestataire José Bové. Il a soutenu le Front de gauche dans la campagne des régionales.
Le chanteur alternait tendresse et colère. Il a mis en musique la poésie « jaillissante » de Louis Aragon (Que serais-je sans toi, ou Aimer à perdre la raison). La condition humaine aura fait de lui « le cri qu'on abrège, la détresse infinie ».
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Tu reverras...