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*[...] le savoir ne réside pas seulement dans les livres, les laboratoires, les fiches, mais dans et par l'amitié, celle des hommes, celles des bêtes et des étoiles.
*Est-ce que le génie, dans l'exil ou la paix, ce ne serait pas de pouvoir garder l'étonnement, qui ne prend jamais l'habitude ?
*L'amour rend aimable, pas seulement les aimés, pas seulement les amants.
*Il est toujours malsain de s'en vouloir : on est tenté aussitôt d'en vouloir aux autres.
*[...] les êtres humains ne croient pas ce qui est, ce qu'ils voient, ce qu'ils savent. Ils croient ce qu'ils veulent croire, ont besoin de croire.
*L'enfer, ce n'est pas les autres : c'est le miroir qui au menteur fait douter de toute parole, au voleur craindre d'être volé, qui inspire à l'envieux l'angoisse de se voir envié par tous. L'enfer, c'est la part d'enfer qui est en nous.
*Le péché mortel ce n'est pas la luxure, c'est le viol ; ce n'est pas de sentir en soi des bouffées de l'agressivité naturelle (et saine) de l'être humain, c'est de la retourner ou de la détourner en haine, en racisme, en puissance sadique, etc. Le péché, ce n'est pas de succomber à la gourmandise, mais c'est de manger la part de pain de ceux qui n'en ont pas assez. Le mal n'est pas une essence, c'est une façon d'être vis-à-vis de ses semblables.
*On est plus détendu en rêve qu'éveillé : le rêveur n'a pas d'idées fixes
