


Vive et que vive la photographie ! Mes photos personnelles sont libres de droit, je vous remercie seulement en cas d’utilisation, d’en indiquer la provenance :http://www.per-bast.com/
|
Jeudi, 02 Juillet 2009 21:34

Ouvre
Ouvre les yeux, réveille-toi ;
Ouvre l'oreille, ouvre ta porte :
C'est l'amour qui sonne et c'est moi
Qui te l'apporte.
Ouvre la fenêtre à tes seins ;
Ouvre ton corsage de soie ;
Ouvre ta robe sur tes reins ;
Ouvre qu'on voie !
Ouvre à mon cœur ton cœur trop plein :
J'irai le boire sur ta bouche !
Ouvre ta chemise de lin :
Ouvre qu'on touche !
Ouvre les plis de tes rideaux :
Ouvre ton lit que je t'y traîne :
Il va s'échauffer sous ton dos.
Ouvre l'arène.
Ouvre tes bras pour m'enlacer ;
Ouvre tes seins que je m'y pose ;
Ouvre aux fureurs de mon baiser
Ta lèvre rose !
Ouvre tes jambes, prends mes flancs
Dans ces rondeurs blanches et lisses ;
Ouvre tes genoux tremblants...
Ouvre tes cuisses !
Ouvre tout ce qu'on peut ouvrir :
Dans les chauds trésors de ton ventre
J'inonderai sans me tarir
L'abîme où j'entre.
Edmond Haraucourt qui signe
Sire de Chambley. 1902
Mise en chanson par Pierre Perret
Mardi, 30 Juin 2009 22:01
.
... Le soir, on ne parle plus qu’à demi-mot, on n’écoute que d’une oreille et l’on ne voit que d’un œil quand le réel se dilue en souvenir, tronqué, afin de protéger ce qu’il reste à sauver pour trouver la force de lendemain. La fatigue est là, le jour persiste, la nature se fait complice. Mais, ici le soleil se couche plus tôt que sur l’océan, j'ai vu des chauves-souris avant toi. Deux faits marquants aujourd’hui, deux rencontres, sur ma route un magnifique écureuil charbonnier ( roux mais noir aux extrémités) et … j’avais cru à une chambre à air de vélo abandonnée, jusqu’au moment où elle se redressa comme un bâton cette chambre à air…..une belle couleuvre, je me fichais bien qu’elle soit belle, j’ai une frousse bleue des reptiles.

Mardi, 30 Juin 2009 07:11
Savoir aimer
Savoir sourire,
À une inconnue qui passe,
N'en garder aucune trace,
Sinon celle du plaisir
Savoir aimer
Sans rien attendre en retour,
Ni égard, ni grand amour,
Pas même l'espoir d'être aimé,
[Refrain]
Mais savoir donner,
Donner sans reprendre,
Ne rien faire qu'apprendre
Apprendre à aimer,
Aimer sans attendre,
Aimer à tout prendre,
Apprendre à sourire,
Rien que pour le geste,
Sans vouloir le reste
Et apprendre à Vivre
Et s'en aller.
Savoir attendre,
Goûter à ce plein bonheur
Qu'on vous donne comme par erreur,
Tant on ne l'attendait plus.
Se voir y croire
pour tromper la peur du vide
Ancrée comme autant de rides
Qui ternissent sous les miroirs
[Refrain]
Savoir souffrir
En silence, sans murmure,
Ni défense ni armure
Souffrir à vouloir mourir
Et se relever
Comme on renaît de ses cendres,
Avec tant d'amour à revendre
Qu'on tire un trait sur le passé.
[Refrain]
Apprendre à rêver
À rêver pour deux,
Rien qu'en fermant les yeux,
Et savoir donner
Donner sans rature
Ni demi-mesure
Apprendre à rester.
Vouloir jusqu'au bout
Rester malgré tout,
Apprendre à aimer,
Et s'en aller,
Et s'en aller...

Lundi, 29 Juin 2009 20:53
...La sensualité est la condition mystérieuse, mais nécessaire et créatrice, du développement intellectuel.
Ceux qui n'ont pas senti jusqu'à leur limite, soit pour les aimer, soit pour les maudire, les exigences de la chair,
sont incapables de comprendre toute l'étendue des exigences de l'esprit.
Pierre Louÿs
On donnerait cher pour savoir ce qu'elles pensent. Celles qui veulent ne pas être touchées.
Celles qui veulent qu'on les laissent faire. Celles qui veulent qu'on les saisissent lentement. Celles qui veulent frémir,
celles qui veulent frôler. Celles qui ne savent pas ce qu'elles veulent. Les habituées. Les novices.
Celles qui ne comprendront pas comment elles ont une fois dans leur vie permis cela. Les désespérées.
Les folles. Toutes les femmes sans mémoire, toutes les femmes sans lendemain...
Aragon
Code amoureux de la cour de Bretagne (12éme s.)
"Le mariage n'est pas une excuse légitime contre l'amour.
Qui ne sait être secret ne peut aimer.
L'amour doit toujours augmenter ou diminuer.
Il ne dort ni ne mange, celui que passion d'amour tourmente.
L'amour a coutume de ne pas loger dans la maison de l'avarice.
La facilité de la jouissance en diminue le prix, et la difficulté l'augmente.
Le véritable amant est toujours timide.
Rien n'empêche qu'une femme soit aimée de deux hommes, ni l'inverse..."
Corps à corps...
Ainsi jetés l'un devers l'autre
Le lit de l'amour grand ouvert
Des doigts des lèvres délivrant
Des incendies de céréales
Des oasis des trouées d'or
Des nids dans la nuit de nos corps
Ainsi roulés de vague en vague
Parmi les planètes du sang
Dérivant à l'envers du temps
Nageurs remontant vers les sources
Nous allons naître corps à corps
De l'eau des neiges du néant
Ainsi l'un de l'autre affolés
À nous respirer nous résoudre
À nous découdre fil à fil
La nudité jusqu'à la trame.
Tu m'engloutis dans ton soleil
Je crève en toi l'oeil de la mort
Jean Vasca
Je la pris près de la rivière
Car je la croyais sans mari
Tandis qu'elle était adultère
Ce fut la Saint-Jacques la nuit
Par rendez-vous et compromis
Quand s'éteignirent les lumières
Et s'allumèrent les cri-cri
Au coin des dernières enceintes
Je touchai ses seins endormis...
Ses cuisses s'enfuyaient sous moi
Comme des truites effrayées
L'une moitié toute embrasée
L'autre moitié pleine de froid
Cette nuit me vit galoper
De ma plus belle chevauchée
Sur une pouliche nacrée
Sans bride et sans étriers
Frederico Garcia Lorca
http://www.nullepart.com/index.php/common/images/kama_sutra_i/
Dimanche, 28 Juin 2009 20:58

Ruisseau des Vosges- Un mois de juin -
L'entrevue au ruisseau
L'eau nous sépare, écoute bien :
Si tu fais un pas, tu n'as rien.
Voici ma plus belle ceinture,
Elle embaume encor de mes fleurs.
Prends les parfums et les couleurs,
Prends tout... je m'en vais sans parure.
L'eau nous sépare, écoute bien :
Si tu fais un pas, tu n'as rien.
Sais-tu pourquoi je viens moi-même
Jeter mon ruban sur ton sein ?
C'est que tu parlais d'un larcin,
Et l'on veut donner quand on aime.
L'eau nous sépare, écoute bien ;
Si tu fais un pas, tu n'as rien.
Adieu ! ta réponse est à craindre,
Je n'ai pas le temps d'écouter ;
Mais quand je n'ose m'arrêter,
N'est-ce donc que toi qu'il faut plaindre ?
Ce que j'ai dit, retiens-le bien :
Pour aujourd'hui, je n'ai plus rien !
Marceline DESBORDES-VALMORE (1786-1859)
Recueil : Poésies inédites
Vendredi, 26 Juin 2009 22:11
Voici, quelques coloriages d'enfants de 7 ans... Les tigres ont été coloriés sur format A3 . Bravo à eux !







Vendredi, 26 Juin 2009 07:05
Etre une « star »… un bien drôle de mot.
être une « star » ne jamais trouver de repos
être une « star »…
Oui, mais « incognito »
Fany
Page 1 de 5
<< Début < Préc 1 2 3 4 5 Suivant > Fin >>