

J’ai bien l’impression d’habiter la maison d’un chat…, c’est pour cela que j’ai choisi d’appeler mon blog : Per-Bast qui signifie demeure de Bastet. Je laisserai sur « Attaches » les liens que j’ai trouvés intéressants et qui vous expliqueront, mieux que je ne pourrais le faire, le culte dédié à Bastet en Egypte. Ces félins appelés « mangeurs de chagrin », passent pour absorber les mauvaises influences et pour posséder le don de dédoublement. On leur attribue neuf vies. Cet animal indépendant et calme a, selon moi, le pouvoir d’apaiser. |
Mardi, 06 Janvier 2009 22:10

Mardi, 06 Janvier 2009 20:23

REVES ou REALITES ???
Le sommeil m’a vaincu, et dans la nuit naissante,
Le secret de mes rêves est enclos à jamais.
Nul ne peut s’arroger le monde ou désormais,
Me plonge le miroir inversé qui m’enchante.
Le parfum de mes rêves est enclos à jamais :
C ‘est alors le début d’une toute autre histoire,
A l’encontre du jour ou il n’est pas de gloire,
La nuit peut nous combler de stupéfiants bienfaits.
C’est alors le début d’une toute autre histoire ;
Les cartes distribuées annoncent un autre jeu.
Et l’envers du décor offre un nouvel enjeu
A la monotonie de nos tristes déboires.
Les cartes annoncées annoncent un autre jeu :
Hier, un sort banal semblait être de mise,
Mais Morphée, s’il le veut, peut changer à sa guise
Un destin de routine en parcours radieux.
Hier, un sort banal semblait être de mise,
Voilà surgi soudain un monde singulier ;
Rien ne ressemble alors aux routines passées
Grâce aux rêves insensés dont enfin je me grise.
Voilà surgi soudain un monde singulier :
Un tout autre décor s’offre sans préambule ;
Des visages nouveaux m’apparaissent et bousculent
Les schémas habituels ou régnait ma pensée.
Un tout autre décor s’offre sans préambule,
Je visite des lieux qui m’étaient inconnus,
Parcourant des pays qu’on croyait disparus
Ou je découvre alors des grâces majuscules.
Je visite des lieux qui m’étaient inconnus :
Des langues étrangères me semblent familières.
Rien ne m’intrigue au vu de cette singulière
Existence nouvelle ou me voilà rendu.
Des langues étrangères me semblent familières ;
J’évolue sans efforts sous des cieux plus cléments
En côtoyant, parfois, Reines, Rois et Sultans
Qui m’accueillent auprès d’eux sans la moindre manière.
J’évolue sans efforts sous des cieux plus cléments,
Goûtant, de ci de là, à d’autres nourritures,
M’offrant, sans coup férir, de folles aventures,
Aux bras de dulcinées qui succombent souvent…
Goûtant, de ci de là, à d’autres nourritures,
Savourant le bonheur d’un destin singulier,
Il n’est rien d’impossible à vouloir espérer
Vivre des jours heureux sous cette autre figure.
Savourant le bonheur d’un destin singulier,
Je voudrai perpétuer ces instants d’allégresse
Et baigner dans les flots de ces eaux qui me laissent
Entrevoir l’avenir sous des cieux magnifiés.
Je voudrai perpétuer ces instants d’allégresse :
Hélas, je dois souvent, au gré de songes affreux
Qui me font retomber en un monde odieux,
Subir quelques tourments n’engendrant que tristesse...
Hélas, je dois souvent, au gré de songes affreux,
Quand Morphée, courroucé, nous voue aux gémonies,
Connaître des moments ou sévit l’infamie,
Lorsque les cauchemars s’imposent à mes yeux.
Quand Morphée, courroucé, nous voue aux gémonies,
Adieu félicités, le bonheur disparaît ;
Il nous faut endurer, devenu porte-faix,
Le fardeau des angoisses et le flot d’avanies.
Adieu félicités, le bonheur disparaît ;
Il est bien loin le temps de la béatitude
Ou nos rêves insensés prenaient des habitudes,
Et nos émois d’hier sont enfuis désormais.
Il est bien loin le temps de la béatitude ;
On espère pourtant qu’il revienne bientôt
Et qu’un songe meilleur, éloignant nos sanglots
S’affiche sans tarder en un doux interlude.
On espère pourtant qu’il revienne bientôt
Le rêve ou notre vie révélait tant de charmes
Et dissipait l’ennui des funestes alarmes
Ou nous étions contraints de faire le gros dos.
Le rêve ou notre vie révélait tant de charmes,
Je l’implore en priant chaque soir au coucher.
Il s’invite parfois sans se faire prier,
Mais s’il tarde à venir, n’en faisons pas un drame.
Je l’implore en priant chaque soir au coucher :
L’ais-je bien mérité, me fera-t-il la grâce
D’embellir à nouveau une nuit qui remplace
Un jour désespérant dans sa banalité ?
L’ais-je bien mérité, me fera-t-il la grâce
En ces nuits d’insomnie dont je souffre souvent,
De calmer les tourments ou me plongent les ans
En un songe divin qui bientôt les remplace ?
En ces nuits d’insomnie dont je souffre souvent,
Je suis tenté, à l’heure ou le sommeil recule,
De forcer mon esprit quelque peu incrédule
En un rêve forgé par mon seul inconscient.
Je suis tenté, à l’heure ou le sommeil recule,
D’imaginer, au lieu des soucis d’aujourd’hui,
Un univers meilleur ou il serait permis
De redonner la vie aux désirs qui me brûlent…
Et, lorsque la clarté remplaçant la pénombre,
On tente d’évoquer ce qui hantait nos nuits,
Il est bien malaisé de faire un juste tri
Entre songe éveillé et les rêves ou l’on sombre.
Aussi, quand entrouverts, nos yeux doivent faire face,
A la réalité du monde ou nous vivons,
On peut se consoler d’en subir les affronts
En espérant ce soir qu’un autre rêve fasse
Oublier nos chagrins et calmer nos angoisses.
R.L. le 25/11/2002
Mardi, 06 Janvier 2009 19:25
Ma grand-mère Élisabeth à 18 ans.
Lisa des roses...
Quand je suis au jardin, je te vois t’approcher,
Tu serres sur ton cœur des roses parfumées.
Chapeau, voilette, dentelles et gants brodés de soie,
Tu sortais sans nul doute, d’un roman d'autrefois.
Tes yeux d’un bleu limpide, toujours un peu mouillés,
Ce teint blanc délicat, de poudre rehaussé.
Des boucles argentées enlacent ton visage
Et pourtant, tu n’es plus qu’un délicieux mirage.
Ton sourire est rangé dans ma boîte à mémoire
Tel un porte-bonheur tout au fond d’un tiroir.
A ses côtés, la rose blanche de Corfou,
Aux fragrances si douces dans ses jolis frou-frou.
Tu berças mon enfance de ton amour tendresse
Sachant d’un seul regard apaiser ma détresse.
Il est des souvenirs qu’on ne peut effacer,
Il y a des étoiles qui ne mourront jamais.
Quand je suis au jardin, parfois tu viens m’offrir,
Les roses parfumées que tu viens de cueillir.
Mais l’image s’estompe et glisse entre mes doigts,
…Il reste ce parfum qui flotte autour de moi.
Alphonse BLAISE.
Mardi, 06 Janvier 2009 18:14

Histoires de peintures : Daniel Arasse
Sur la droite, un jeune homme enlace une jeune femme et de la main droite pousse le verrou du bout du doigt, ce qui est assez irréaliste. La jeune femme serrée contre lui se pâme et le repousse. Toute la partie gauche du tableau est occupée par un lit dans un extraordinaire désordre : les oreillers épars, les draps défaits, le baldaquin qui pend… Un spécialiste de Fragonard a eu cette formule admirable pour décrire le tableau : à droite le couple et à gauche rien (..).
Effectivement, il n'y a pas de sujet dans cette partie du tableau, juste des drapés, des plis, donc finalement de la peinture. En observant les oreillers du lit, Daniel Arasse remarque que leurs bords sont anormalement dressés, comme des pointes vers le haut. En regardant dans la direction de ces pointes, il voit que dans le baldaquin s'ouvre légèrement un tissu rouge, avec une belle fente allant vers l'obscur. (…) Ce repli noir dans le tissu rouge peut cependant avoir du sens par rapport à ce qui va se passer, d'autant plus que le drap de lit qui fait l'angle au premier plan jouxte la robe de la jeune femme et est fait du même tissu que cette robe. Si vous regardez bien cet angle c'est un genou.
Il apparaît donc que ce rien est l'objet du désir ; il y a le genou, le sexe, les seins de la jeune femme, et le grand morceau de velours rouge qui pend sur la gauche et qui repose de façon tout à fait surréaliste sur une double boule très légère avec une grande tige de velours rouge qui monte.
Pour Daniel Arasse cela ne fait aucun doute, c'est une métaphore du sexe masculin.
Mais le critique d'art insiste bien aussi sur le fait que tout ce qu'il peut dire de ce rien qui occupe la moitié du tableau, c'est que c'est un lit à baldaquin en désordre. S'il commence à nommer les choses alors son discours se teinte d'une vulgarité qui ne correspond pas du tout au tableau. Etre confronté à l'innommable est ce qui l'a passionné dans ce tableau. Nommer le lit comme genou, sexe, sein, sexe masculin dressé, est scandaleux, car c'est précisément ce que ne fait pas le tableau. Il ne le dit pas, ne le montre même pas, au spectateur de le voir ou non.
Pour Daniel Arasse, le spectateur est confronté à l'innommable, non parce que la peinture est dans l'indicible, ce qui impliquerait une notion de supériorité, mais parce qu'elle travaille dans l'innommable, dans l'en deçà du verbal. Et pourtant, ça travaille la représentation. Mais dès que les choses sont nommées, elles perdent cette qualité d'innommable de la peinture elle-même.
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